Centre de recherche et d’enseignement
des géosciences de l’environnement
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Sonia Chaabane, chercheuse au CEREGE, parmi les « Éclaireuses » de l’IRD

À travers l’exposition « Éclaireuses », l’IRD met à l’honneur des femmes scientifiques originaires de la rive Sud de la Méditerranée, d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, et témoigne de la diversité des parcours et des métiers dans la recherche. Sonia Chaabane, chargée de recherche IRD au CEREGE, fait partie des scientifiques dont le parcours et les travaux sont présentés dans le cadre de cette initiative.

Sonia Chaabane est écologue et micropaléontologue à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), au CEREGE à Aix-en-Provence. Ses recherches portent sur la réponse du plancton aux changements globaux, en particulier au réchauffement, à l’acidification et à la désoxygénation des océans. Elle s’appuie notamment sur les foraminifères planctoniques, organismes calcifiants microscopiques sensibles aux variations de leur environnement, pour comprendre comment les écosystèmes marins ont évolué dans le passé, se réorganisent aujourd’hui et pourraient répondre aux changements environnementaux futurs.

Ses travaux combinent écologie, bases de données globales, géochimie, imagerie et intelligence artificielle afin d’étudier les réponses du vivant à différentes échelles spatiales et temporelles. Elle contribue notamment au développement et à l’exploitation de grandes bases de données internationales, telles que FORCIS, avec l’objectif de transformer des observations dispersées en une vision intégrée des changements de la biodiversité marine et de mieux détecter, quantifier et anticiper les réponses biologiques au changement global.

Une part importante de ses recherches concerne les régions tropicales et les écosystèmes marins des pays du Sud, particulièrement exposés aux transformations rapides de l’océan. Elle développe des recherches et des collaborations en Afrique et dans d’autres régions tropicales du monde, notamment autour des systèmes d’upwelling. Ces environnements, parmi les plus dynamiques de l’océan, constituent des laboratoires naturels privilégiés pour comprendre les interactions entre variabilité environnementale, changement climatique et fonctionnement des écosystèmes marins.

Au-delà de ses activités de recherche, elle est fortement engagée dans la science ouverte, la formation, le renforcement des capacités et le développement de collaborations scientifiques durables entre le Nord et le Sud.

 

Un parcours de femme scientifique mis à l’honneur

En sélectionnant Sonia Chaabane parmi les « Éclaireuses », l’IRD met en lumière son parcours, ses contributions scientifiques et son engagement pour la recherche. Son portrait graphique rejoint ainsi une série de témoignages consacrés à des femmes scientifiques aux parcours et aux disciplines variés, avec l’objectif notamment d’encourager les jeunes filles et les femmes à envisager une carrière scientifique.

Découvrez le portrait de Sonia Chaabane

En savoir plus sur le projet « Éclaireuses » de l’IRD 

 

Une action de formation scientifique au Sénégal

L’IRD met également en lumière l’une des actions de formation et de coopération scientifique portées par Sonia Chaabane au Sénégal : l’école d’été MAFE – Méthodologies Avancées pour l’Analyse des Foraminifères et de l’Environnement côtier sénégalais, organisée à Dakar en juillet 2026 avec plusieurs partenaires scientifiques sénégalais et français, notamment l’UCAD, le CEREGE, le LOPS et le LOCEAN.

Photo collective de l'école d'été MAFE, projet portée par Sonia CHABAANE

Destinée à de jeunes scientifiques, cette école combine enseignements, travaux pratiques, sorties de terrain et approches innovantes d’observation du vivant marin. Elle aborde notamment l’étude du plancton et des microorganismes marins, l’imagerie automatisée, l’intelligence artificielle appliquée à l’identification des organismes ainsi que la caractérisation des conditions environnementales.

Au-delà de la transmission de méthodes et de savoir-faire, MAFE vise à favoriser les échanges scientifiques, renforcer les compétences locales et créer des collaborations durables autour de l’étude des écosystèmes marins tropicaux. Cette dynamique s’appuie également sur le laboratoire BISSAP l’UCAD à Dakar afin de développer localement des capacités d’observation et d’analyse du plancton.

Lire l’article de l’IRD consacré à l’école d’été MAFE