Centre Européen
de Recherche et d'Enseignement
des Géosciences de l'Environnement

Romain Gelly

Potentiel des isotopes stables du cuivre et du zinc comme traceurs de l’origine et des redistributions des métaux dans les sols

 

Directeur(s) de thèse : KELLER Catherine,  FEKIACOVA Zuzana

Type de financement :  MESR

Date de début de thèse : septembre 2015

Mots-clefs  : isotopie stable, éléments traces métalliques, contamination des sols

Résumé : Le cuivre et le zinc sont des micronutriments essentiels à la vie, mais deviennent toxique quand ils sont en excès. Leur extraction et utilisation extensive dans les activités humaines sont à l’origine d‘apports excessifs dans les sols. Par exemple, les seules émissions vers les sols générées par la production mondiale de Cu et de Zn dans les années 1970-1980 ont atteint 954 et 1372 tonnes, respectivement (e.g., Calleneder 2003). En plus de la voie atmosphérique, les déchets solides et liquides produits pas les industries (fonderie, métallurgie) et l’agriculture (amendements) contribuent à la pollution des sols.

L’identification et la caractérisation des sources de Cu et de Zn dans les sols sont des préalables nécessaires à la mise en œuvre de méthodes de lutte contre la pollution pour prévenir la dégradation des sols et préserver la ressource pour le futur.

L’objectif de cette thèse est d’utiliser les signatures isotopiques de Cu et de Zn pour identifier et tracer la provenance de ces métaux dans les sols dans une région fortement anthropisée, et ce depuis longtemps, dans laquelle des productions agricoles persistent néanmoins : les territoires de la future métropole d’Aix-Marseille Provence. 


La friche industrielle de l'usine à plomb de l'Escalette du XIXe (Marseille, France)